Jean-Luc Mélenchon et le Front de Gauche une nouvelle fois désavoués par le peuple : une victoire pour les patriotes révolutionnaires

Posted on juin 10, 2012

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Propagande du FN à Hénin Baumont

La cuisante défaite de Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle ne lui avait pas suffit. Non, il en voulait encore ! Rappelez vous avec quelle vanité il pérorait dans les médias promettant une « bataille homérique » à Hénin-Baumont face à Marine le Pen. Résultat des courses ? 21% des voix, derrière le candidat du Parti Socialiste qu’il a quitté en 2008, et bien sûr, derrière la patronne du Front National. Mélenchon est bon pour retourner à Itaque…

La stratégie de Jean-Luc Mélenchon s’est avérée infructueuse.

Premièrement, son projet fantasque de « révolution citoyenne » et de « 6e République » excluant toutes les avancées et les redécouvertes en termes de démocratie (comme le tirage au sort en politique) avait réussit à rabattre quelques individus suffisamment crédules pour croire qu’un tel projet serait possible. Une Révolution sans Révolution, voilà ce que ce franc-maçon (comme son père, et son grand-père le furent) a voulu faire miroiter aux français tourmentés en ces temps de crise.  Car qui pourrait croire qu’une telle chose puisse arriver par les urnes ? Le système électif a été, dès ses balbutiements, été programmé de telle sorte à favoriser les riches et les puissants. Ainsi, en 1794, Maximilien de Robespierre avait déjà compris que rien de bon ne pourrait sortir d’un tel système : « Le peuple a changé de chaînes, et non de destinée ! » affirma-t-il alors que les députés de l’Assemblée Nationale adoptaient le marc d’argent, visant à instaurer le suffrage censitaire. Les choses ont-elles évoluées depuis ? Si peu… Le suffrage universel n’existe finalement que pour que le peuple puisse donner son consentement à la domination de ses maîtres, dont la sociologie n’a que peu changé en deux siècles. Aujourd’hui, sans la complicité des médias, et ou les généreux soutiens financiers d’individus ayant des intérêts personnels à soutenir tel ou tel candidat, quel espoir peut nourrir un candidat à la Présidentielle ou à la députation ? Sauf miracle, aucun. Ceux qui disent que la défaite du Front de Gauche était due aux médias se trompent : Mélenchon a profité d’une excellente couverture médiatique, qui tranche d’ailleurs avec les échecs qu’il collectionne.

C’est ici que nous aborderons le deuxième point de la stratégie mélenchoniste, l’occupation du terrain médiatique pour faire passer ses idées européistes sous couvert d’une hypothétique « Europe sociale ». Ce mythe presque aussi vieux que l’Union Européenne, vise à perpétuer la croyance que ces institutions, voulues par des puissances étrangères (par qui étaient financés Schumann et Monet ?) et mises en place par leurs pantins de l’UMPS pourraient un jour devenir le berceau d’une Europe démocratique, où tout le monde serait très beau et très gentil. Si François Asselineau, Etienne Chouard et bien d’autres ont pris le parti de la sortie de l’Union Européenne, il existe des faux-contestataires dont l’objectif est justement de couper l’herbe sous le pied de ceux qui désirent une France libre, indépendante et souveraine. Jean-Luc Mélenchon est de ceux là. Ce retourneur de veste professionnel, qui militait pour donner le pouvoir de création monétaire aux banques privées pour tous les pays de l’Union Européenne lors de la campagne pour la ratification du Traité de Maastricht, affirmant non sans honte qu’il s’agissait d’un « compromis de gauche« , il aimerait aujourd’hui nous faire croire que son analyse est pertinente, et que cette fois, il ne se « trompe » pas. Mais si, mais si ! Puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas d’alternative au fédéralisme européen, qu’ensemble nous serons plus forts, et piapiapia, et piapiapia… Je regrette profondément que nombre de mes compatriotes se laissent aller à croire à ces histoires. Il faut dire qu’ils ne sont pas aidés par des médias corrompus et incompétents, qui ne savent pas faire grand chose que de répéter sans regard critique ni analyse sur le moyen ou le long terme les déclarations des marionnettes du Circus Politicus qui animent la vie politique française. Et pourtant des alternatives existent.

Car si l’abstention a battu tous les records de la Ve République, cela signifie bel et bien que les propositions des partis médiatisés ne convainquent pas. Et pourtant, les leaders politiques persistent dans l’erreur. Jean Luc Mélenchon avait lui décidé de diviser la Nation, en menant une sainte croisade contre le Front National, un parti qui récolte davantage de soutien populaire que le sien. A croire qu’il ne suffit pas d’agiter des drapeaux rouges et de vociférer des pseudos slogans révolutionnaires (« place au peuple ! », « prenez le pouvoir », etc.) pour convaincre le peuple que ce qu’on lui propose est bon pour lui. JLM occupe un segment marketing du marché juteux de la scène politique, et il le fait avec brillo. Mais tout comme les dealers de crack ne consomment pas ce qu’ils vendent, je ne suis pas certain que le leader du FDG ne pense sincèrement une seule des idées qu’il défend. Un homme aussi intelligent et cultivé que lui ne peut pas ne pas savoir qu’il ne pourra pas y avoir de changement sans unité nationale, et sans que la France puisse retrouver les marges de manoeuvre nécessaire pour se gouverner selon les aspirations de son peuple, et non de quelques technocrates européens appuyés par des élus nationaux idéologiquement corrompus. Son petit jeu avec le Front National n’était qu’un story telling politique de plus, visant à maintenir vivace la dissension entre « le peuple de gauche » et le « peuple de droite ». Et puis, il faut avouer qu’utiliser ces marronniers a un côté pratique, cela évite précisément à ne pas évoquer les sujets qui fâchent, comme si le Front National (parti européiste aussi rappelons le…) était la plus grande menace planant sur la République qu’il prétend défendre. Pourquoi n’a-t-il pas abordé l’exercice de son mandat de député européen, lui qui s’est positionné en défenseur d’une hypothétique Europe démocratique ? Peut être est-ce parce que, classé 732e sur 754 au niveau de sa présence au Parlement, il n’a pas vraiment envie de rappeler ce qu’il fait des voix qu’il obtient lorsqu’il lui arrive de remporter des scrutins…

La défaite cuisante de Mélenchon à Hénin Baumont, et plus globalement du Front de Gauche en France, sera justifiée par un nombre incalculable de raisons alambiquées par les militants fanatiques. Pourtant, Confucius disait que la véritable faute, c’était celle de ne pas avouer sa faute. Mélenchon se trompe lorsqu’il évoque l’hypothèse d’un changement de l’Union Européenne alors que celle-ci est justement faite pour dominer les peuples, Mélenchon se trompe dans sa stratégie de division de la Nation française en jetant l’opprobre sur un parti politique remportant de plus grand succès électoraux que lui, alors que nous avons justement besoin de l’union de tous les citoyens afin de sortir ensemble, et par le haut, dans la situation catastrophique dans laquelle nos élites nous ont mené avec le projet européistes, cheval de troie de l’atlantisme et du libéralisme. Ceux qui ont cru dans le Front de Gauche, et qui ont trouvé dans ce parti des réponses à leurs idéaux humanistes ont perdu du temps, mais il n’est bien sûr pas trop tard pour fuir les rangs de cette organisation contre-révolutionnaire, qui pourrait se révéler menaçante pour les patriotes au service de la Nation.

Car oui, c’est bien d’une Révolution dont nous avons besoin. Cette perspective est la plus crédible pour nous sortir de l’illusion de l’impasse européiste dans laquelle nous nous trouvons. Une Révolution oui, mais pourquoi faire ? Mettre en place une véritable démocratie, qui pourrait être la première que toute l’humanité pourrait connaître. Il y a suffisamment d’individus talentueux et créatifs pour faire avancer ces débats. Il suffirait de les convier sur des plateaux télés ou de leur donner la parole à grand échelle afin que la pertinence de leurs analyses éclairent l’obscurité de l’esprit de certains de nos concitoyens, imbus de certitudes concernant les chapelles politiques qu’ils défendent.

Ce scrutin présidentiel et législatif a définitivement démontré, que nous ne vivions pas en démocratie. Si vous vous satisfaisez de cela, continuez donc à militer ou cautionner les partis politiques traditionnels. Sinon, il va falloir trouver d’autres moyens de lutter contre le terrorisme intellectuel qui ronge notre société. Cela commence par porter un regard sans concession sur les positionnements adoptés par ceux qui prétendent nous représenter. Bien souvent, ceux-ci ont abandonné toute quête de vérité pour ne se consacrer qu’à la conquête du pouvoir, qui ne peut s’obtenir que par le mensonge, les manipulations, et l’ignorance (ou les trop grandes certitudes) de ceux qui se déplacent aux urnes.

Le 17 juin prochain, je resterai ferme sur ma position et je prônerai encore l’abstention. En espérant que quelques journalistes, dans la prise de conscience de leur faillite totale de l’analyse qu’il font au jour le jour, donneront la parole à la plus grande force politique de France.

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