La fin de leur monde

Posted on décembre 30, 2011

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Crédits IAM

Regarde ma terre en pleure 
Mais les choses ici prennent une telle ampleur 
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur 
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur 
Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs 
Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent,
Las de leurs complaintes,tellement que des fois elle en tremble 
Par le sang de la haine, constamment ensemencée,au pas cadencé, Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit 
Comme ces orages dont l’eau se mêle à nos larmes,
Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme 
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable 
Même si paraît que de l’autre coté tout est plus calme, plus stable 
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon, 
Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons 
Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents 
J’crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouque émissaire 
Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire 
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte, 
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
Que quelqu’un me dise,si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
Qu’un jour les abrutis s’instruisent, 
Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel 
De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel 
« Héra » se barre à tire d’ailes; las de la sève qu’on tire d’elle 
On clame tous ce qu’on l’aime, mais aucun de nous n’est fidèle 
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles 
Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches 
Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles 
Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère 
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre, 
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere 
Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire 
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution 
On aurait du le rendre comme on nous l’a donné, 
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique 
Et y a pas assez de fric pour eux 
Alors la dalle faudra la tempérer 
Les hommes tombent sous les rafales racistes, 
Mais on peut rien pour eux, 
Alors les balles faudra les éviter 
Le cul devant la télé, occupé à rêver, 
le doigt poser sur la commande, on se sent exister 
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer 
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter 
Garni d’incompréhension et de stèles géantes, 
Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches 
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence, 
Juste un bout de carton pour s’étendre, 
Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ? 
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora 
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora, 
Mais bon c’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas 
Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles, 
Mais les merveilles se sont envolées, 
Il reste que des monts, mais c’est raide à grimper 
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés 
Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé 
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressés 
On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir 
Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur 
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme 
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible 
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles 
Ils ont le bonjour d’Henry, d’Arron, Mormeck ou Zinédine 
A l’heure où les gens dînent, 
Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking 
Tout le monde s’en indigne, 
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé, 
Et on sait bien ce que mémé va voter 
Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise 
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise 
On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide 
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles 
Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes, 
T’es pas d’accord, on te frappe, 
Multirécidivistes : c’est jamais ceux là qu’on traque 
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes 
Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible 
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile 
Mais la peur atrophie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas 
Alors on se barde de préjugés débiles 
De partout les extrêmes dominent, en prime time, 
A chaque fois qu’ils déciment une famille 
Et bien avant ces régions où sévie la famine 
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite 
Lui qui croyait que l’euro ferait beaucoup d’heureux, 
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux 
Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe 
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape 
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups, 
Des gilets dynamites, et des skeud y en a un peu partout 
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout 
Et un de ces quatre il finira par tomber, 
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever 
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever 
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter 

Akhenaton:

Tu sais, on vit dans la télé, 
Le globe s’est fêlé, 
Ils servent de l’emballé mais en vrai c’est la mêlé 
On s’prend à espérer des choses simples 
Mais leur fabrique à peur s’est mise en branle 
Tout ça pour les dérégler 
cris sans cicatrices, terreur dans la matrice 
Ils disent qu’une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid 
Alors c’est comme ça une échelle dans la peine 
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l’appel 
Surtout s’ils nous ressemble, on les film à la morgue, 
Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort, 
Il reste dans les cœurs l’anomalie appelée peur 
Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force, 
C’est une révolution, cette fois elle est de droite 
Voilà pourquoi le chantage à l’emploi dans pleins de boîtes 
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix 
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit, 
Ils disent c’est humanitaire 
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c’est la guerre 
Si le quotidien est précaire, 
C’est qu’ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères 
Si l’Afrique est en colère, c’est parce que les trusts la pillent 
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker 
Est-ce que la rancœur et le désir d’revanche est tout ce qu’on leur a offert? 
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent, 
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables 
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge 
Mais c’est en 46 que c’est ouverte une nouvelle page 
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages 
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales? 
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ? 
Alors qu’elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable 
On force sur la boisson, parie sur les canassons 
Mais la réalité c’est qu’ils nous font bouffer du poison 
Et dans l’hôtel du bonheur beaucoup font la valise, 
L’ espoir tué par des fanatiques libéralistes 
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves 
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament 
Quand on les voit à la télé ces cons ont l’air affables 
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table 
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté 
Mais c’est la monarchie du pognon 
La France et les States par factions interposées 
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé? 
Freedom par-ci démocratie par-là 
Mais j’ai mater sous la table et j’ai vu que c’était que des palabres 
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled 
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade 
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde 
Où le xanax fait un tabac avec l’alcool fort 
Les rues deviennent des grosses forges 
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses 
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres 
Et moi j’attends l’apocalypse après cette apostrophe 
J’en ai marre de tous ces mensonges qu’ils colportent 
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d’homme
Tous terroristes j’entend leurs théories 
Venter le sacrifice pour des principes c’est horrible 
Les mômes survivent nourris à l’eau et au riz 
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz 
La flore crame la faune canne 
Dit : c’était des barbus qui lâché l’agent orange sur le nord Vietnam ? 
Non c’était les boys mais qui peut m’indiquer la justesse d’une cause 
En partant de là chacun écrit ses droits 
Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima 
On peint l’histoire comme on colorie vite une image 
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal 
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent 
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France 
Une casserole de plus au ministère de la défense 
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles 
Sur la conscience des députés y en a plus d’un million 
« Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles » 
Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise 
Et d’une imagerie guerrière qu’ils veulent tranquillement refiler aux élèves de leur appart dans le 16 
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu’ils possèdent 
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed 
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque 
Tu comprends pourquoi « ça le désire » dans les bibliothèques 
Au collège de le vie ils jouent les profs d’histoire 
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires 
On a battis une forteresse on l’a nommé alamut 
Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous 
Compte tenu de la pression patriotique j’admire les gens de gauche en Israël , en Amérique 
est ce qu’on vaut mieux en France 
désolé si j’insiste mais regardons nous franchement, 
on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public, 
putain le drame avec les valeurs de la république. 
La république, elle passe ces week-end en régate 
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate, 
elle exécute dans une grotte des opposants canaques 
et mange à table avec des gars style Giancanna 
puis explose le rainbow warriors 
et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariot, 
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde, 
les entraînent aux combats et manipuler les bombes 
le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles 
et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres. 
ils discutent notre futur autour d’un pichet 
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher. 
C’est la france de derrière les stores 
et j’en ai marre de me faire gruger 
par des tronche de dispenser de sport. 
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde 
avec mes petits bras 
Souvent à cette époque ou la terreur gronde 
ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde 
pour être un meilleur homme. 
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris. 
36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment 
depuis des années dans les archives 
alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking 
t’appelle pas ça du racisme 
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines. 
ils ont caricaturés nos discours radicaux 
et l’on résumé par wesh wesh ou yo yo ! 
Nous complexé, si peu sûr de soi, 
on s’interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi. 
Chaque jour, la grande ville resserre l’étreinte 
et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains. 
Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions 
de ce qui sera élu président en 2007 
j’adore ce moment où il dévoile le minois 
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois. 
à défaut d’argent putain, donnons du temps, 
dans nos bouches le mot liberté devient insultant 
car c’est les soldats qui le portent et non plus le vent 
comme si le monde était rempli de cruel sultan. 
Mécontent des schémas qu’on nous propose, je cultive maintenant 
les roses dans mon microcosme. 
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause. 
Ca ne peut qu’aller mieux alors j’attends la fin de leur monde… 

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